EL TRIANGULITO (le Triangle)de José Maria ForquéEspagne, France, 1970 |
Espagne, 1970, 82 minutes, couleurs. REALISATION: José Maria Forqué. SCENARIO: Jaime Silas. IMAGE: Cecilio Paniagua. MUSIQUE: Adolfo Waitzman. MONTAGE : Petra De Nieva. DECORS : Juan Alberto Soler, Enrique Garrido. SON : José Maria San Mateo. MAQUILLAGE : Praxedes Martinez. DIRECTION de PRODUCTION : Enrique Vila Selma. PRODUCTION: Producciones Cinematograficas Orfeo.
INTERPRETES :
... et Sergio DORE, Montserrat NOE, Ana María VENTURA Verónica LUJAN, Margarita TORINO, Colette GIACOBINO, Matilde ALMENDROS, Consuelo de NIEVA, Manuel LLOPIS, Francisco JARQUE, Juan VINALLONGA, Irène D’ASTREA, Blase de ALMENARA, Joaquin FERRE, Marilo PUNTI, Manuel BRONCHOUD, Derek GOLDWORD, Vicky GUERIN, Marta GRAU.
SUJET: Nous sommes à Barcelone. Une jolie jeune femme blonde, Les deux cadres du magasin, « Que le meilleur gagne » semble être la devise des deux séducteurs, qui passent bien plus de temps auprès de la jolie demoiselle qu’à être présents dans leurs foyers respectifs. Ils s’arrangent pour ne la voir qu’ensemble afin d’être à égalité de chance…C’est à elle de faire son choix. Un trio…el Les deux Dom Juan vont s’ingénier à capter l’attention de la belle, Lazarro va se prendre pour un champion à la rame. Quant à Sabino, il va s’évertuer à marcher sur les mains. Un jour, tous les trois essaient un Les deux collègues sont désemparés : avec la dame, ils ont surtout perdu ce jeu qu’ils s’étaient inventé, ce challenge complice… Récupérés par leurs conjointes, ils vont à la messe. A la sortie, les deux compères remarquent une autre jolie blonde. Et si le jeu reprenait ? Non ! La belle a déjà un chevalier servant ! Il ne reste que les enfants de Sabino pour s’amuser de leurs pitreries…et l’histoire se termine dans un grand éclat de rire. COMMENTAIRES : Voilà une comédie légère, sans prétention qui se laisse très agréablement regarder et qui a le mérite de nous tirer un sourire des lèvres. Quelques précisions à nous confiées par Gérard Barray: le tournage s’est déroulé à Barcelone, dans un vrai magasin de meubles “La Fabrica”, qui est resté ouvert pendant le tournage. Les prises de vues s’effectuaient donc la nuit. Une aventure épuisante, se souvient Gérard. Une particularité qui étonne au premier abord: cette comédie, au sujet certes léger, digne des comédies de boulevard et qui pourrait très bien être jouée sur scène, a été signalée comme « non recommandée aux moins de 18 ans » ! Une classification qui paraît ridiculement exagérée lorsqu'on la visionne aujourd’hui. Mais Gérard nous rappelle que l’intrigue a été filmée sous le régime franquiste, et que la censure était à l’époque impitoyable. D’autres souvenirs: « Le scénariste très riche qui avait financé le film nous invitait à passer les week-ends dans sa propriété de la Costa Brava, voiturés dans sa Rolls-Royce. Il était convaincu d’avoir écrit une histoire qui allait faire fantasmer jeunes et vieux ! » C’est pour cela qu’il avait engagé un acteur français, (en l’occurrence Gérard lui-même), afin d’assurer la vente du film à l’étranger. Peine perdue: s’il fut doublé en français, il ne sortit jamais en France. Gérard parle couramment l’espagnol bien sûr, mais ce n’est pas sa voix que l’on entend dans le film. Ce film lui aura fourni l’occasion de donner la réplique à Pourquoi le retrouve-t-on dans ce film au scénario certes plaisant mais tout de même léger ? Sous le régime de Franco, les comédiens, même les plus éminents, étaient fort mal rémunérés et se voyaient obligés d’accepter parfois des rôles hors de leur répertoire habituel, pour toucher un cachet plus substantiel. |
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(Ed.1.1: 10-3-2008)