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France, Italie, 1963, 95 minutes, couleurs
REALISATION : Bernard Borderie.
SCENARIO : André Haguet, André Legrand, roman de Michel Zévaco, Les Pardaillans.
ADAPTATION, DIALOGUE : Bernard Borderie.
IMAGE : Henri Persin.
MUSIQUE : Paul Misraki.
MONTAGE : Christian Gaudin.
DECORS : René Moulaert.
COSTUMES : Rosine Delamare.
SON : René Sarazin.
CAMERA : Guy SUzuki.
SCRIPT : Lily Hargous.
REGIE : Paul Lemaire.
ASSISTANTS-REALISATEURS : Paul Nuyttens, Georges Demas.
DIR-PRODUCTION : Henri Jaquillard.
PRODUCTEUR DELEGUE : Guy Frétel.
PRODUCTION : Florida Films, Fono Roma.
INTERPRETES :
Gérard BARRAY ................................................................................ Pardaillan
Valérie LAGRANGE ................................................................................ Bianca
Christiane MINAZZOLI ........................................ duchesse de Montpensier
Jacqueline DANNO ....................................................... Catherine de Clèves
Isa MIRANDA ................................................................. Catherine de Médicis
Caroline RAMI .............................................................................. la Roussotte
Sophie HARDY .............................................................. l'espionne de Bianca
Philippe LEMAIRE ............................................................... duc d'Angoulême
Yvan CHIFFRE ............................................................................................ Yvon
Jean TOPART .............................................................................. duc de Guise
Jean-Roger CAUSSIMON ................................................................. Ruggieri
Guy DELORME .................................................................................. Maurevert
Robert BERRI ......................................................................... Gueule d'amour
Jacques CASTELOT ............................................................................ Henri III
Francis CLAUDE .................................................................. Henri de Navarre
Jacqueline DANNO .................................................... la duchesse de Guise
Françoise GIRET ..................................... l'épouse du marchand de grains
Jacques MIGNOT .............................................. le moine Jacques Clément
Henri COGAN, Henri ATTAL ...................... des hommes du duc de Guise
MOUSTACHE ................................................................................... le cuisinier
Jacques HILLING .............................................................................. le notaire
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SUJET : Henri III(Jacques Castelot) est réfugié dans Chartres, assiégé par le Duc de Guise(Jean Topart). Sur les conseils de sa mère (Isa Miranda), il se résout à faire appel à Henri de Béarn, futur Henri IV(Francis Claude) pour le secourir.
Le conseiller du Roi, (Jean-Roger Caussimon) pense au seul capable de remplir une telle mission, le chevalier de chevalier de Pardaillan(Gérard Barray). Maurevert (Guy Delorme), agent d’ Henri III, doit l’aider à ouvrir une brèche pour passer au travers des lignes ennemies. Mais c'est un agent double; il tend une embuscade au chevalier. Celui ci s’en sort indemne.
Pardaillan prend des risques en portant secours à une jeune femme en détresse (Sophie Hardy). C’est en fait à nouveau un piège, tendu cette fois par Bianca Farnèse(Valérie Lagrange), amie de De Guise. Elle veut connaître la teneur du message que porte Pardaillan. Celui-ci feint d’accepter la proposition de Bianca de devenir agent d’Henri de Guise, pour avoir son sésame d’entrée dans Chartres ...
COMMENTAIRES : Le Chevalier de Pardaillan étant un franc succès, la production décide rapidement d’en mettre une suite en chantier. Ce deuxième opus est aussi une histoire d’amitié. En témoigne la réapparition de Guy Delorme, tué dans le premier et qui réapparait dans le second, car Borderie et Barray ne voulaient pas se passer de ce sympathique acteur. .
Gérard Barray, qui avait sympathisé avec lui, se souvient avec émotion des derniers jours du comédien décédé en décembre 2005. Ils avaient repris contact quelques jours avant que la maladie n’emporte Guy et, malgré les années passées, ils avaient instantanément retrouvé leur amitié d’antan.
Autre histoire d’amitié : Yvan Chiffre, bon comédien lors de ses apparitions dans le premier film, sera le faire-valoir comique du héros. Ainsi il est à Gérard Barray ce qu’était Bourvil à Jean Marais dans le Bossu ou le Capitan. La tradition du film de cape et d’épée repose en partie sur ces duos humour / action.
Autre retour vers la tradition du genre, ou plutôt, disons, ses origines, le film est plus tourné vers le burlesque que le précédent. Ceci étant notamment dû au personnage d’Yvan Chiffre, mais également a des phrases-leitmotiv comme : « Tout le monde en haut, tout le monde en bas ! » qu’hurle Guy Delorme à ses acolytes.
Ainsi donc, Borderie, avec Hardi Pardaillan !, offre un film assez différent du premier opus, dont il est totalement indépendant. Le scénario utilise deux faits célèbres de l’histoire de France, la conjuration des 45 et l’assassinat du Duc de Guise. Ce dernier événement avait déjà donné naissance au premier “grand” film de cape et d’épée français en 1908 : l’Assassinat du duc de Guise de Calmettes et Le Bargy, produit par le Film d’Art.
Le tournage baigne dans une atmosphère de bonne humeur et de camaraderie, relayée parfois par des imprévus. Comme ce jour où Gérard Barray, en pleine scène d’action, alors qu’il est en train de passer sous une charrette, voit un chaton débarquer, amenant quelques grammes de douceur dans un monde en pleine effervescence. Le réalisateur criera « Coupez ! » Et tout le monde de partir en un grand éclat de rire général.
Le casting voit revenir Valérie Lagrangeauprès de Gérard Barray, quelques temps après Les frères corses . On croise également d’autres comédiens fameux : Isa Miranda, Philippe Lemaire, Jean Topart, Moustache, Philippe Lemaire, Jacques Castelot, Jean-Roger Caussimon ...
Gérard aura aussi le plaisir d’y retrouver Francis Claude connu pendant sa période cabaret: «Francis aimait à dire, en parlant de moi, à tous ceux qu’il rencontrait sur le plateau : ‘C’est moi qui l’ai découvert ! c’est moi qui l’ai découvert‘ ! ».
1 228 402 spectateurs viendront dans les salles obscures retrouver le héros de Michel Zévaco. C’est un peu moins que le premier volet mais c’est tout de même un succès appréciable !
Vous pouvez retrouver les sites du tournage (en Anjou cette fois) et les témoignages de figurants , sur le blog de Donatienne .
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