LE CHEVALIER DE PARDAILLANde Bernard Borderie
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France, Italie, 1962, 90 minutes, couleurs REALISATION : Bernard Borderie. SCENARIO, DIALOGUE : André Haguet, Bernard Borderie, roman de Michel Zévaco, "Les Pardaillans". IMAGE : Henri Persin. MUSIQUE : Paul Misraki. MONTAGE : Christian Gaudin. DECORS : René Moulaert. COSTUMES : Rosine Delamare. SON : René Sarazin. COMBATS : Claude Carliez, Henri Cogan. CAMERA : Guy Suzuki, Gilles Bonneau. SCRIPT : Lily Hargous. REGIE : Paul Lemaire. AST-REALISATEUR : Paul Nuyttens, Georges Demas. DIR-PRODUCTION : Henri Jaquillard. PRODUCTEURS DELEGUES : André Legrand, André Haguet. PRODUCTION : Florida Films, Fono Roma.
INTERPRETES :
... et Jacques HILLING, Frank ESTANGE, Maité MANSOURA.
SUJET : La comédienne De son côté, le futur Henri IV attend son heure, et Pardaillan tout en tâchant de libérer Violetta, va rentrer dans le cours de l’Histoire de France… L’ COMMENTAIRES : Un article de Cinémonde du 16 octobre 1962, consacré au Chevalier de Pardaillan commence sur ces mots de Bernard Borderie : « Bien que nous soyons à l’époque de Telstar et de l’automation, le film de cape et d’épée correspond à un besoin profond du public. Il lui permet de rêver, de vivre intensément, de s’identifier aux héros légendaires, monteurs de chevaux fougueux, conquérants de belles à diadème et à mouches assassines ! Tenez ! moi qui ai révélé Constantine dans des séries noires, je ne suis heureux désormais que lorsque je dirige des bagarres héroïques ! » Il ajoute dans Ciné-Télé-Revue du 07 juin 62 : « Je veux surtout montrer qu’on peut encore faire en France des films qui plaisent au public, sans pour autant travailler dans le génie mais encore moins sombrer dans des concessions sordides. Avec une histoire qui se tient, des interprètes faits pour chacun des personnages, et avec un travail soigné, agrémenté de la couleur et d’un écran large (car on ne peut plus tourner une histoire de cape et d’épée en noir et blanc), j’espère simplement rendre les spectateurs complices et leur offrir une soirée agréable. » Après avoir adapté Dumas, et avant de se lancer dans son cycle Angélique, Le réalisateur Bernard Borderie s’attaque à l’œuvre de Michel Zévaco, dont il va tirer deux films distincts et indépendants : Le Chevalier de Pardaillan, puis un peu plus tard Hardi Pardaillan, le premier étant le plus réussi. Toujours très intéressé par l’action, et les scènes mouvementées, Borderie a pour intention de faire de son Pardaillan un “Lemmy Caution” d’époque. Henri Cogan, qui règle les bagarres, va une nouvelle fois être mis abondamment à contribution. Borderie veut continuer sur sa lancée des Trois Mousquetaires, avec un film alliant cascades, aventures, et surtout comédie : Après les Trois Mousquetaires, j’ai eu envie de faire un autre film d’aventures et de bonne humeur, une comédie encore plus enlevée et plus gaie que Les Trois Mousquetaires. Parce que Michel Zévaco est moins sacré que Dumas ! On ne peut ni charrier ni parodier « Les Trois Mousquetaires » : On ne peut tourner en ridicule les héros de Dumas. Je ne l’ai pas fait non plus avec Pardaillan, mais je me suis senti plus libre en fantaisie. Il serait impossible d’adapter en un long métrage l’ensemble du cycle des Pardaillan de Zévaco, qui compte dix volumes fourmillant d’aventures et de situations cocasses. Les adaptateurs ont choisi pour ce premier opus un de ces épisodes, autour duquel ils ont construit un scénario. Borderie précisait : Le film ? Une situation-prise dans un fleuve de situations- […]. Dans ce film où le roman policier rejoint le roman de cape et d’épée, j’ai voulu donner en spectacle un homme à qui rien n’est impossible, à qui tout réussit parce qu’il agit pour le plaisir d’agir, parce qu’il le fait avec le sourire et que finalement il s’amuse. Mais pour créer du mouvement et permettre aux spectateurs de s’amuser, il faut soi-même s’impliquer et se donner à fond lors des prises de vue. C’est ce qui firent les comédiens. Bernard Borderie :Mes acteurs, Barray en tête, qu’il faut modérer, sont impeccables, ils vont tous à la manoeuvre ! Le dur du fleuret, le Casanova du panache, le fin cascadeur de l’échauffourée, celui qu’aucune noble Dame ne peut approcher sans défaillir et qui dit lui même en riant : Mon épée est en forme d’accroche coeur ! » L’important c’est la préparation, tout doit être réglé au millimètre, et Borderie, qui, s’il veut du spectacle, veut aussi la sécurité de ses cascadeurs en convient aisément : Dans mes films, pas de plans de coupe pour éviter la difficulté, pas de travelling inutile dans une bagarre, mais comme je prépare mon découpage soigneusement (allez donc « improviser » une bagarre ou duel !) et que je suis toujours anxieux pour que rien ne cloche, et qu’ils ne se fassent pas de mal (un vrai coup de poing n’a aucun effet à l’écran), faire du spectacle demande en définitive beaucoup de travail. Surtout comme dans ce que vous avez vu, il faut qu’un comédien saute de neuf mètres – eh ! ça fait trois étages !- Même si j’ai fait mettre quatre mètres de carton en bas et si j’ai fait amener un arbre au pied des remparts. Le morceau de bravoure en est souvent un pour ceux qui l’exécutent pour le public, et j’en ai –dans l’heure quarante des aventures de Pardaillan- un toutes les cinq minutes ! Borderie qui travaille souvent à plusieurs caméras, peut, de plus, multiplier les plans d’une bagarre au montage, ce qui ajoute au dynamisme de ces exploits. Côté casting chacun est dans son emploi : La critique fut ce qu’elle était souvent pour ce cinéma populaire : ni bonne ni mauvaise, à l’image des quelques exemples qui suivent, et qui pour certains saluent la performance de Le Figaro : Cinéma facile, conventionnel, un peu naïf, mais point ennuyeux. Bernard Borderie compose un film sans importance, mais sans déshonneur, dont le mérite principal semble revenir à Henri Cogan « conseiller technique des bagarres. Le Monde : Le Chevalier de Pardaillan ressemble à tous les films de cape et d’épée, qui l’ont précédé et qui le suivront. Le moule est incassable. Aucune surprise, aucune déception […]. Deux heures durant, nous absorbons un véritable “tranquillisant”. Si la pilule est sans saveur, elle est aussi sans danger. […]. Gérard Barray que rien ne décoiffe fait preuve d’une bonne humeur communicative. Il s’en donne à coeur joie, avec simplicité et gentillesse. J’ai moins apprécié le comportement de ses partenaires féminines. L’aurore : Un livre d’images ô combien animé, jamais sans doute en une heure et demie de projection on aura vu tant de batailles, de coups d’épée, de combats insolites. Gérard Barray est là pour rallier tous les suffrages. France-soir : Le thème fournit aux auteurs l’éventail le plus large des situations spectaculaires, allant de la baraque foraine, aux salons les plus riches, des châteaux imprenables, aux prisons. Mais force reste à l’amour et à l’histoire. Le public, en tous cas, sera fidèle au rendez-vous, avec 2 099 177 spectateurs ! Le film sera tourné dans des sites splendides, en Périgord, Villages, châteaux, et |
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(Ed.1.1: 4-4-2008)