FLAMMES SUR L'ADRIATIQUEd' Alexandre ASTRUCFrance, Yougoslavie, 1968 |
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France, Yougoslavie, 1968, 100 mn, couleurs, sorti le 14-8-1968 REALISATION: Alexandre Astruc. SCENARIO: Mesa Selimovic, Jean Curtelin, Vladimir Balvanovic. DIALOGUE: Jean Curtelin (version française). IMAGE: Jean-Jacques Rochut. MUSIQUE: Pierre Jansen. MONTAGE: Jacques Gaillard. PRODUCTION: Films La Boétie, Studiofilm production.
INTERPRETES :
…et Kandic MILOS, Zvonko LEPETIC, Muriz GRUCEDVIC, Sven BILHER, Milos KANDIC
COMMENTAIRES: Nous sommes en avril 1941, en ce qui s’appelle alors la Yougoslavie. Des officiers de marine gagnent leur bâtiment « Le destroyer quitte la côte dalmate. Le commandant de bord, sans doute très optimiste, se refuse à croire qu’Hitler attaquera son pays. Pourtant, le lendemain, des avions de la Luftwaffe bombardent le bateau sans sommation. A bord, on compte des morts et des blessés et l’axe médian de la machine principale est tellement endommagé que le Lieutenant Masic n’envisage même pas la réparation et se rend à terre pour récupérer une pièce de remplacement. Il y fait la connaissance, lui réquisitionnant sa voiture, de Michel, refusant de se plier aux exigences germaniques, décide alors d’organiser un plan secret pour mener, malgré tout, « son » bateau jusqu’à Malte et le mettre au service des Alliés. Mais le capitaine Popovitch, découvrant le complot, gifle le courageux lieutenant et le fait Il se met à la tâche, vite rejoint par Michel qui a refusé de s’enfuir. De son côté, le commandant a su réunir ses troupes. Dans la pénombre de la nuit, tous ce petit monde se glisse le long de la côte pour tenter l’impossible ! Michel et Serge, retrouvant le sens de l’amitié, réussiront à sauver « leur bateau » des mains de l’ennemi en ouvrant les vannes pour que l’eau s’y engouffre. Au petit matin, Mirjana, impuissante et bouleversée, ne pourra qu’assister à l’explosion du navire et au sacrifice suprême des deux courageux officiers. Racontant une belle histoire d’hommes, ce film n’a toutefois pas rencontré le succès espéré. Alexandre Astruc a choisi de le tourner de façon particulière ; il aurait fallu certainement une plus grande envergure dans les prises de vue … Gérard Barray confiera : « Je me suis merveilleusement bien entendu avec Alexandre Astruc, mais quelle drôle d’idée d’avoir confié la mise en scène d’un film de guerre à l’inventeur de la caméra-stylo. Je le revois enroulé autour du pied de sa caméra comme un boa s’enroule autour de sa proie. » Dommage, le thème abordé est intéressant, viril et bien joué. On reconnaît la belle Claudine Auger, au milieu de comédiens yougoslaves, ce film étant une co-production franco-yougoslave tournée sur les côtes de l’Adriatique avec le concours de la marine nationale de l’époque. |
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(Ed.1.1: 28-1-2008)